Philippe Monod

Monod

né à la Chaux-de-Fonds (Suisse) en 1954.

vit et travaille à Boussens, près de Lausanne.

Oeuvre de terre - pastel - 1994 - 137 x 98 cm

Oeuvre de terre – pastel – 1994 – 137 x 98 cm

 

Oeuvre de terre - pastel - 1996 - 140 x 100 cm

Oeuvre de terre – pastel – 1996 – 140 x 100 cm

 

Enigmes et sensations - pastel : 172 x 122 cm - 2005

Enigmes et sensations – pastel : 172 x 122 cm – 2005

 

 

Pastels
Des milliers de bâtonnets, autant de nuances, dont les secrets de fabrication, souvent jalousement gardés, tiennent de l’alchimie. Le pastel, seul outil privilégié dont la Fleur s’apparente à la magie, par son inaltérabilité liée à son extrême fragilité. Création entre ciel et terre, entre tracé et tache, inscription et couverture, forme et couleur caractérisent l’art de Philippe Monod, témoins les titres qu’il donne à ses cycles de tableaux : Rideaux, 1988 – Lumières des cendres, 1992 – L’oeuvre de terre, 1998 – Sentiments de contemplation, 2002 – et maintenant Enigmes et sensations.
Laurent Wolf, préfaçant l’exposition au Centre Culturel de Suisse, à Paris, en 1997, écrivait ” Monod essaie d’enfermer quelque chose d’immatériel dans ses tableaux poudreux comme on essaie d’attraper le ciel avec la main.Il capture le grain de lumière sur le sol, sous les branches, quand les heures changent”.

 

 

Enigmes et sensations- pastel - 172 x 122 cm - 2008

Enigmes et sensations- pastel – 172 x 122 cm – 2008

 

Succession de petits traits, serrés et denses, Monod pourrait nous entraîner vers la monochromie, à tout le moins vers une certaine abstraction, il n’en est rien. Terre, air, lumière, ce n’est néanmoins pas la nature que l’on retrouve ici, pas plus qu’un paysage reconnu, plutôt le sentiment d’un paysage.
Superposition, croisement,chaque trait conserve son éclat, toujours lisible sous celui qui le recouvre en partie, au travers desquels s’infiltre la lumière.. C’est à un voyage en profondeur que l’artiste nous invite, nous incitant à soulever chaque strate, chaque brindille pour découvrir les plus profondes, les plus cachées dans le sous-bois, jusqu’à provoquer des sensations d’ordre olfactif, sous le pastel dont chaque passage a gardé son intensité. A la suface jaillissent les couleurs les plus vives. Il aime à dire que l’oeuvre doit être traversée.

 

Enigmes et sensations - pastel - 172 x 122 cm - 2007

Enigmes et sensations – pastel – 172 x 122 cm – 2007

 

Si certains paysages sont à portée de la main et le désir est grand de les effleurer, d’autres ont une trame plus serrée, grands aplats calmes, comme saturés de lumière, tendent à l’infini. D’autres encore moins identifiables, sont parsemés de lucioles, éclatement de couleurs, tel un kaléidoscope, voie lactée et rejoignent la phrase de Ernst Jünger, s’exprimant sur le pastel dans le Coeur aventureux, 1938,” Je goutais l’un des plaisirs les plus rares qui soient, celui qui met en jeu des sensations que je nommerais stéréoscopiques”.

 

Enigmes et sensations - pastel - 122 x 172 cm - 2008

Enigmes et sensations – pastel – 122 x 172 cm – 2008

 

C’est à trente quatre ans que Phlippe Monod exposait pour la première fois à la galerie Ditesheim à Neufchâtel. Six ans plus tard, en collaboration avec cette galerie, Yan Krugier le présentait dans un salon d’ensemble consacré au pastel, à la FIAC. On y retrouvait des oeuvres d’Odilon Redon, Degas, Klee, Music, Szafran…Et Monod résiste. Mieux, il impose son univers, une façon d’aborder la lumière et l’écriture. Les oeuvres ne visent pas à étonner ou à surprendre. Elles s’imposent comme un lever de jour, un crépuscule, un coin de nature béni par les bruissements du végétal. Ce n’est pas tant la nature que l’on retrouve ici qu’un paysage reconnu. Ou, mieux encore, un sentiment de paysage, né tout naturellement du fait de l’appartenance au lieu que doit éprouver Phlippe Monod et dont il propose la lente reconstitution visuelle à travers un métier lent et sans heurt. A petits traits de pastels secs, superposés, croisés, additionnés, le sombre se pose en des teintes d’humus et d’arbres mêlés. A petits coups de pastels gras, superposés, croisés, additionnés, le tendre se mélange au minéral. Puis le travail recommence, gonflé par ses teintes déjà là et, peu à peu, par ajouts de pointes hautement colorées ou de blancs en vapeur, la lumière vient, se répand, se faufile. Tendrement. Reste une surface où la forme n’a aucune prise. reste l’envie de la traverser comme on traverse un pré. Comme on frôle, de la main, quelques centimètres carrés d’herbes sauvages.

 

Enigments et sensations - 159 x 100 -2010

Enigments et sensations – 159 x 100 -2010

 

Enigmes et sensations - pastel 172 x 122 cm - 2007

Enigmes et sensations – pastel 172 x 122 cm – 2007

 

Enigmens et sensations - pastel - 172 x 122 cm - 2009

Enigmens et sensations – pastel – 172 x 122 cm – 2009

 

Enigmes et sensations - pastel - 172 x122 cm - 2007

Enigmes et sensations – pastel – 172 x122 cm – 2007

 

Enigmes et sensations - pastel -172 x 122 cm - 2005

Enigmes et sensations – pastel -172 x 122 cm – 2005

 

Enigmes et sensations- pastel - 172 x 122 cm - 2007

Enigmes et sensations- pastel – 172 x 122 cm – 2007

 

Enigmes et sensations - 172 x 122 cm - pastel - 2009

Enigmes et sensations – 172 x 122 cm – pastel – 2009

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2010 – Galerie Fred Lanzenberg – Bruxelles

2009 – Galerie Palm – Angavallen, Vellinge – Suède.
Dessins et Enigmes et sensations.

2007 – ART BASEL – Galerie Ditesheim.
Galerie Ditesheim – Neuchâtel -Enigmes et sensations.

2005 – Swissnex – San Francisco – Enigmes et sensations.
Sentiments de contemplation.

2002 – Galerie Fred Lanzenberg – Bruxelles.
Alice Bailly et ses Boursiers, Musée Jenish – Vevey.
Sentiments de contemplation.

2000 – Galerie Ditesheim – Neuchâtel.
Sentiments de contemplations.

1998 – Galerie Fred Lanzenberg – Bruxelles.

1997 – Centre Culturel Suisse, Paris.
L’oeuvre de terre.

1993 – Galerie Ditesheim – Neuchâtel.
Lumières des cendres.

1990 – Galerie Plexus – Chexbres – Archives.

1988 – Galerie Ditesheim – Neuchâtel.

1985 – Galerie Carré Blanc – Nyon.

1984 – Galerie Carré Blanc – Chexbres.

1981 – Galerie Plexus – Chexbres

 

 

Le Soir - MAD - 9.6.10

Le Soir – MAD – 9.6.10

 

Libre Culture - Claude Lorent - 11.6.10

Libre Culture – Claude Lorent – 11.6.10

 

Mad - Le Soir - septembre 2002

Mad – Le Soir – septembre 2002

 

La Libre Culture - septembre 2002

La Libre Culture – septembre 2002

 

Le Vif Express - septembre 2002

Le Vif Express – septembre 2002