Lionel Guibout

portrait Lionel Guibout

photo Corinne Azra – exposition ESPE Avignon – 2014

EXPOSITION   du 14 NOVEMBRE au 21 DÉCEMBRE 2013

Endless landscape - 2013 - huile sur toile - 120 x 230 cm

Endless landscape – 2013 – huile sur toile – 120 x 230 cm

 

Préface de Marie-Anne Lescourret - catalogue exposition 2013

Préface de Marie-Anne Lescourret – catalogue exposition 2013

 

Endless landscape - 2013 - huile sur toile - 80 x 160 cm

Endless landscape – 2013 – huile sur toile – 80 x 160 cm

 

Postface Daniel Mesguish - exposition galerie Linz - Paris 2012

Postface Daniel Mesguish – exposition galerie Linz – Paris 2012

 

Endless landscape - 2013 - pastel - 16 x 10 cm

Endless landscape – 2013 – pastel – 16 x 10 cm

 

Endless landscape - 2013 - pastel - 16 x 10 cm

Endless landscape – 2013 – pastel – 16 x 10 cm

 

Endless landscape - 2013 - pastel - 18 x 21 cm

Endless landscape – 2013 – pastel – 18 x 21 cm

 

Endless landscape - 2013 - pastel - 25 x 29,5 cm

Endless landscape – 2013 – pastel – 25 x 29,5 cm

 

Fresh-Winds Gardur - Islande 2013

Fresh-Winds Gardur – Islande 2013

 

Endless landscape - 2013 - Lavis - 700 x 2500 cm

Endless landscape – 2013 – Lavis – 700 x 2500 cm

 

Endless Landscape - 2013 - lavis et pastels

Endless Landscape – 2013 – lavis et pastels

 

Echo de la bourse - Muriel de Crayencour - 23 novembre 2013

Echo de la bourse – Muriel de Crayencour – 23 novembre 2013

 

EXPOSITION AVRIL – MAI 2012

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 - 14 x 22,5 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 – 14 x 22,5 cm

 

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 - 17 x 50 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 – 17 x 50 cm

 

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 - 18,5 x 26 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 – 18,5 x 26 cm

 

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 -20 x 54 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 -20 x 54 cm

 

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 - 20 x 38,5 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 – 20 x 38,5 cm

 

Natura Oscura - technique mixte sur carte grise - 2011 - 22 x 31 cm

Natura Oscura – technique mixte sur carte grise – 2011 – 22 x 31 cm

LIONEL GUIBOUT
Né en 1959 à Issy-les-Moulineaux – France
1983 – Diplôme d’arts Plastiques de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris
Prix Victor Choquet, Paris.
1989 – Bourse Léonard de Vinci attribuée par le Ministère des Affaires Etrangères.
Vit et travaille à Barcelone.
1997 – Invité du Karl Hofer Gesellsschaft.
Vit et travaille à Berlin.
2004 – Vit et travaille à Paris et en Alsace.
2010 – Fondation Taylor : Prix René Bernard
EXPOSITIONS PERSONNELLES
1983 – Les Antropocages, peintures et dessins, Centre d’arts plastiques Albert Chanot, Clamart, France.
1986 – Eurynomé, pastels et lythographies, Galerie Darthéa Speyer, Paris.
1988 – Les géants aux cent bras, peintures et dessins, Galerie Darthéa Speyer, Paris.
1993 – Les Têtrabras, peintures, dessins, bronzes, Galerie de l’Echaudé, Paris.
Cottos, Gygès et Briarée, peintures et dessins, Galerie Darthéa Speyer, Paris.
La dislocation de Gygès, dessins, FIAC, Galerie de l’Echaudé, Paris.
1994 – La dislocation de Briarée, peintures et dessins, Institut Français de Berlin.
1995 – La dislocation de Briarée, dessins et installation, Galerie Pazti-Bott, Cologne.
1996 – Les géants aux cent bras, la dislocation de Cottos, installation, peintures, dessins, Orangerie du Château, Meudon, France.
1997 – Forêts, dessins et lithographies, Galerie La Hune Brenner, Paris.
1998 – A propose de Pergame, installations, Karl Offer Gesellschaft, Banhof Westend, Berlin.
Peintures, dessins et pastels, Etonnants Voyageurs, Saint-Malo, France.
L’air du temps, intallation, institut Français de Berlin.
Le temps solidifié, installation, Pergamon Museum, Berlin.
Des géants dans la Ville, installation, oeuvres sur papier, Museumakademie, Berlin.
1999 – A propos de l’autel de Pergame, installation, peintures, oeuvres sur papier, Galerie Mabel Semmler, Paris.
Les trente six jours de Pergame, dessins, lithographies, Librairie Nicaise, Paris.
2000 – Titanomachie, installation, peintures, oeuvres sur papier, Galerie Graphics, Bordeaux.
2001 – Méduse, happening, oeuvres sur apier, IDEM-Mourlot, Paris.
Le temps dans les yeux, dessins, peintures, Galerie Del Leone, Venise.
Forêts premières, dessins et peintures, Galerie Lambert Rouland, Paris.
2002 – Le Radeau de la Méduse, texte de Michel Tournier, dessins, lithographies et bronzes, Galerie Michèle Broutta, Paris.
2003 – De Pergame à nos jours, installations, dessins, peintures, Maison de Arts Malakoff, France.
Le Radeau de la Méduse, lithographie et peintures, Musée d’Architecture Schusev, Moscou.
2004 – Le Radeau de la Méduse, lithographie, peintures, installation sonore, Morat Institut, Freiburg im Brisgau, Allemagne.
Les jeux de l’Eros et du Hasard, Galerie Mable Semmler, Paris.
Forêts, Galerie Michèle Broutta, Paris.
2005 – Medusa Project, peintures, dessins installation, livre, Galleria del Leone, Venise.
2006 – Pasiphaé retrouvée, peintures et oeuvres sur papier, La lune en parachute, Epinal, France.
2007 – Exposition inaugurale à ” Grance Finale ” Fréland, France.
2009 – One + One ” Grande Finale ” Fréland.
2010 – Natura Oscura, Fondation Morat, Freiburg im Brisgau, Allemagne.
2011 – Natura Oscura – Galerie Linz, Paris.
2012 – Natura Oscura – Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles.
Endless Landscape – Galerie Linz, Paris.
LUMIÈRE AU NOIR
Du sommet de l’Everest au coeur de l’Amazonie, les néons de la ville éclairent une nature devenue un terrain de jeu aux couleurs éclatantes en aplats de publicité. Cette idée de nature mise en permanence sous la lumière en devient transparente, inconsistante.
Didier Huberman, dans le Complexe du phasme, nous dit : “… Dans le même rien ne se voit…” seul un léger décalage dû au mouvement fait apparaître le phasme. de même sous une lumière permanente et trop intense, rien ne se voit plus. Alors seul le retour de l’ombre peut créer ce décalage et redonner le mouvement. Le retour à une part obscure réinvente cette dimension, en passe d’être perdue – du regard.
Lionel Guibout compose ici le terme de Natura -Oscura en faisant chanter l’italien et joue sur l’analogie avec le terme de Camera – Oscura. Dans les pas de Pétrarque faisant l’ascension du Mont Ventoux, de la mythologie grecque aux forêts et montagnes vosgiennes, il nous donne à regarder une autre nature.
La Camera – Oscura ou chambre noire est avant tout un procédé connu et utilisé par les peintres bien avant les photographes. La lumière filtre à travers un petit orifice percé dans la paroi d’une boîte plus ou moins grande et se déploie d’une façon conique en traversant la chambre obscure. Le motif original pointé par l’orifice, se dévoile inversé sur la paroi opposée du dispositif dans une gamme allant du gris au noir. La couleur originelle s’est effacée.
La netteté et les détails du motif ainsi transcrits dépendent de plusieurs facteurs : la taille du trou généralement petit, la taille de la chambre, l’obscurité de celle-ci, la taille de la chambre, l’obscurité de celle-ci, la taille de la paroi réceptrice et le temps laissé à la lumière pour pénétrer dans la chambre.
Etrangeté – Cette lumière, porteuse d’informations, nécessite l’obscurité pour dévoiler le motif. Ainsi la Caméra – Oscura se comporte sur le principe simplifié de notre oeil Nous avons une image projetée seulement en noir et blanc non soumise au principe de la perspective non-euclidienne. Le passage de la lumière dans la chambre au noir perd des informations. En revanche si le dispositif est bien respecté, l’image possède tous les détails de l’original.
La Camera – Oscura nous donne à voir un motif, non pas différent, mais ses structures même : L’essentiel en noir et blanc. Lionel Guibout n’utilise pas en soi le procédé de la Camera – Oscura, ni celui de la Camera – Lucida. Il est la La Camera – Oscura. Il est le dispositif même. La lumière le traverse à ce point de son oeil et parcourt les méandres obscurs de son être. Le motif au bout des doigts se transcrit, le support mis en oeuvre par le désir de la main, cède.
Lionel Guibout, de sa rencontre avec l’arbre imaginaire, le géant aux cent bras briarée, passe par sa dislocation. L’arbre, alors dépouillé de l’imaginaire mythologique, prend corps sous ses pas en pleine forêt. L’arbre, par le trait, devient autre :
Humus, Ecorces, Lignes enchevêtrées. Il l’imprime sur la toile. Le motif s’agrandit, mue. Le spectre du dessin se décale inéluctablement vers le paysage. Une forme, vue d’un bout ou l’autre de la longue-vue, conserve sa cartographie, sa territorialité, ses manques. Seules les couleurs et les formes identifiées au départ hantent encore le motif.
Lionel Guibout : des mines de pomb sur papier au lavis, des pigments sur cartes aux incisions sur cuivre, passe à la matière sur la toile qu’il sait embraser. Il nous invite, nous perd dans des méandres obscurs, pour mieux nous ramener à la lumière. Notre regard ne sait plus l’origine, laisse de coté ses référents. Il peut alors s’émerveiller.
Jean-Yves Mesguich
préface du catalogue édité par la Galerie Linz – Paris 2011.

 

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Echo - 14.04.2012

Echo – 14.04.2012

 

Miroir de l'Art No 35 - avril 2012

Miroir de l’Art No 35 – avril 2012