Julien Spianti

 

portrait de Julien Spianti

 

Julien SPIANTI né à Chartres en 1982 Etudes Universitaires à la Sorbonne. Master en philosophie esthétique à ParisI Sorbonne vit et travaille à Paris L’exposition de Julien Spianti à la galerie d’(A) à Lausanne, était intitulée L’homme est un homme pour l’homme. Il détourne la célèbre phrase de Plaute : Homo homini lupus, reprise par Hobbes au XVIIIème siècle. ” L’état de nature “dont parle Hobbes est pour l’artiste une description précise de notre monde actuel. Le pouvoir centralisé qui promettait de maintenir un équilibre entre les désirs de chacun, semble plus que jamais incapable d’endiguer les maux que s’infligent les individus entre eux pour parvenir à leurs fins. Substituer l’homme au loup dans la phrase originale, c’est revenir à un sens radical, non figuré. ” Le mal, affirme-t-il, vient du fait que notre plus grand prédateur, c’est nous-mêmes.”

L’atmosphère parfois angoissante de ses peintures dans lesquelles la brutalité transpire sous la codification stricte des rituels et de leur huis-clos, évoque les cinéastes scandinaves tels Lars von Trier, Haneke, ou encore Vinterberg, dont il revendique la filiation. La corruption et l’effacement des visages – l’expression hilare presque grimaçante des personnages devient ici un leitmotiv – hantent ses images habilement peintes en grisaille sur toile ou sur papier. Il se dégage une tonalité grave, nostalgique, celle de la chromatique du souvenir et de la disparition, comme une vieille photo est le témoin muet d’histoires tombées dans l’oubli.

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L'homme est un homme pour l'homme, 2014, oil on canvas, 195x162cm

L’homme est un homme pour l’homme – huile sur toile – 2014 – 162 x 194 cm

L’oeuvre de Julien Spianti peut être décrite comme une typologie des liens familiaux, lesquels lui servent de support narratif pour localiser les sources de la culpabilité et de la discorde. Cette citation transformée est le point de départ de plusieurs séries d’oeuvres parmi lesquelles un ensemble consacré aux repas de famille, lesquels lui servent de support narratif pour localiser les sources de la culpabilité et de la discorde. Cette citation transformée est le point de départ de plusieurs séries d’oeuvres parmi lesquelles un ensemble consacré aux repas de famille. Dans ce catalogue de scènes de table, il met en évidence l’ambigüité du rituel familial, où le partage se mêle à la discorde, la gaieté à l’ennui et le plaisir à l’obligation. Dans un entretien, il avoue : ” Le repas de famille est, au fond, une guerre de tranchées. Retranchés derrière nos assiettes, armés de couverts métalliques, barricadés derrière la table, nous faisons de la diplomatie, mais nous portons et recevons tous les coups…” L’atmosphère parfois angoissante de ses peintures dans lesquelles la brutalité transpire sous la codification stricte des ritules et de leur huis-clos, évoque les cinéastes scandinaves tels Lars von Trier, Haneke, ou encore Vinterberg, dont il revendique la filiation. La corruption et l’effacement des visages – l’expression hilare presque grimaçante des personnages devient ici un leitmotiv – hantent ses images habilement peintes en grisaille sur toile ou sur papier. Il se dégage une tonalité grave, nostalgique, celle de la chromatique du souvenir et de la disparition, comme une vieille photo est le témoin muet d’histoires tombées dans l’oubli.

Victoires, 2014, huile sur toile, 160x140cm copie

Victoires – 2014 – huile sur toile – 140 x 160 cm

Si je devais décrire l’espèce de conflit psychique à partir duquel (et contre lequel) s’élabore ma peinture, je crois qu’il me serait possible de le faire en faisant référence à ce que Freud appelle, dans sa seconde topique, le moi, le ça et le Sur Moi. Il y a en effet, dans chacune de mes toiles, la présence du ça – qui correspond aux zones abstraites, brossées, frottées de mes tableaux (zones qui viennent sans cesse mettre en péril l’unité des figures et l’homogénéité des compositions); le surmoi – qui correspond aux espaces architecturaux, aux constructions et, de manière plus générale, ” au réalisme “, à ma capacité à représenter et, enfin, il y a le Moi qui, symptomatiquement, se retrouve incarné dans les figures que je mets en scène aussi bien que dans la composition globale de mes tableaux entendus comme unité.”

Open source, 2014, huile sur toile, 300x200cm copie

Open source – 2014 – huile sur toile – 200 x 300 cm

Prévarication, 2014, huile sur toile, 150x150cm copie

Prévarication – 2014 – huile sur toile – 150 x 150 cm

Restless, 2014, huile sur toile, 1460x97cm copie

 Restless – 2014 – huile sur toile – 146 x 97 cm

Du feu contre du sens, 2014, oil on canvas, 188x162cm

Du feu contre du sens – 2014 – huile sur toile – 162 x 188 cm

Rebecca, 2013, huile sur toile, 60x72cm copie

Rebecca – 2013 – huile sur toile – 60 x 72 cm

Parade, 2014, oil on paper, 50x65cm copie 2

Parade – 2014 – huile sur papier – 50 x 65 cm

Escape, 2014, huile sur papier, 50x65cm copie

Escape – 2014 – huile sur papier – 50 x 65 cm

Libre Belgique

Libre Belgique – Libre Culture – 19/09/2014

MIroir de l'Art No 57

Miroir de l’Art – No 57 – septembre 2014

COLLECT - septembre 2014

COLLECT – ARTS ANTIQUES AUCTIONS – septembre 2014

COLLECT – AAA – september 2014

Collect Néerl.

COLLECT – septembre 2014

Vif Express

Le VIF L’EXPRESS – 5 au 11 septembre 2014

Expositions personnelles et collectives – Performances.

2003 – Performances picturales sur la Piazza Maggiore avec l’écrivain et poète Giovanni Favia, Bologna

Exposition personnelle au Prieuré St.Vincent, Chartres.

2005 – Exposition collective, Galerie Art Présent, Paris.

50 ème Salon d’Art Contemporain de Montrouge, Montrouge

2006 – MAG (Montreux Art Gallery ) Foire d’Art Contemporain, Galerie Itinérance.

2007 – Exposition collective, Galerie Marie Vitoux, Paris.

2008 – Exposition collective Privat Flat, Firenze.

2009 – Exposition personnelle, Galerie Marie Vitoux, Paris.

Exposition collective Galleria Tornabuoni, Firenze, Pietrasanta.

2010 – Exposition collective, Abbaye d’Auberive, Alfred Kubin et 20 créateurs contemporains.

Exposition et performance avec le violoncelliste Janathan Grimberg-Barré au cabinet d’avocats De Archangelis, Paris.

Exposition personnelle, Art on Paper, Bruxelles.

Le syndrome de Stendhal, Exposition personnelle, Galerie Marie Vitoux, Paris.

2011 – The Other Art Fair – Londres.

Born, Galerie C. Neuchâtel, Suisse.

Galerie Gilbert Riou, Lyon.

Fine Art Print & drawing Fair, New-York.

Voyage à Babel, Eglise Saint Mérri, Paris.

2012 – Exposition collective – Passeurs II, nouvelle génération, galerie Marie Vitoux, Paris

The other Art Fair, Londres.

Art International Zurich, Galerie C. Zurich.

Prix Marin, Prix de la ville d’Arcueil. Paris.

Salon de l’estampe et du dessin, Grand Palais, Paris, Galerie Del Leone.

Memento Vivi, Galerie Maris Vitoux.

Exposition personnelle, Chic Dessin Art Fair.

2013 - L’homme est un homme pour l’homme, Exposition personnelle galerie d(A) Lausanne.

Arte Fiera, Bologna, Galerie Art Forum.

Scope, Miami Beach, Robert Fontaine Gallery, Miami.

L’arche, Exposition personnelle Galerie Marie Vitoux, Paris.

Portraits, Exposition collective, Galerie C, Neuchâtel.

Peinture augmentée, Exposition collective, commissaire Guido Romero Pierini.

Lost in chaos, Exposition collective, Institut de France de Milan, Palazzo Delle Stelline.

2014 – Human Nature, Exposition collective Galerie Marie Vitoux, Paris.

Exposition personnelle, Galerie d’( A ) Lausanne.

Exposition personnelle, Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles.

Films et Vidéos

Qui ? (6’40) Court métrage fiction – 1998.
99′ (4’30) Vidéo expérimentale sur les images de la guerre au Kosovo – 1999.
Zapping (7’50) Court métrage fiction – 2000.
8mm (2’44) Film expérimental tourné en 8mm – 2002.
Ovide (15′) Vidéo expérimentale sur la poésie de Ghérasim Luca – 2005.
Victor Balthazar (7′) Vidéo expérimentale diffusée à la galerie Itinérrance – 2007.
L’horizon du temps (10′) Vidéo expérimentale co-réalisée avec Frédéric-Charles Baitinger – 2007.